Réseau Aquitaine Digitale

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Cité-Digitale.com est un blog d’info et d’échange autour du numérique en Aquitaine. Analyses, interviews, actus des entreprises, appels d’offres, politique 2.0, jobs, événements… retrouvez tout ce qui fait bouger les nouvelles technologies dans la région.

La technologie au bout du fil

A qui n’est ce jamais arrivé? Le soleil brille au zénith, vous êtes tenté par une farniente en terrasse mais à cause de ce même soleil, vous voyagez léger : pas de portefeuille et autre porte-monnaie. Votre seule arme : votre portable. Inutile, me direz-vous? Pas pour les quelques chanceux qui ont teste le paiement via leur téléphone portable.

Cette idée lumineuse est née de la collaboration de la ville de Bordeaux avec Orange et demeure encore peu exploitée en France. Le ressenti des testeurs appelle cependant un changement très rapide de cette tendance. Imaginez, plus besoin de pièces dans vos poches, de carte bleue ni de portefeuille encombrant. C’est simplissime : vous rechargez votre compte Moneo jusqu’à 30 euros et puisez dedans pour régler dans les commerces équipés d’une machine adéquate. La technologie sans contact (NFC = near field communication ) fait son œuvre, vous tapez votre code et c’est dans la poche !

Les testeurs, comme Mathieu Blaize, espèrent même pouvoir pousser la démarche encore plus loin , intégrant dans cette même puce leur carte de transport ou de stade.

Evidemment, petit bémol, peu de magasins sont équipés de cette technologie. Mais nous ne doutons pas qu’une fois la démarche développée, les commerces rentreront dans le jeu.

En attendant, la vingtaine de petits chanceux qui bénéficient de la technologie pourront encore en profiter jusqu’en octobre. Alors d’ici là, ne soyez pas surpris si jamais vous entendez « je paye avec mon téléphone ! ».

 

Crédit photo : Thierry David

Source : Sud-Ouest

6 projets innovants pour metropole 3.0

Six lauréats viennent d’être distingués par la Communauté Urbaine de Bordeaux et ses partenaires dans le cadre de l’appel à projet « Nouvelles technologies au service de la Métropole ». Entretien avec Françoise Le Lay, animatrice de la démarche Bordeaux Métropole 3.0 à la CUB.

-    Quelle est la finalité de la démarche Bordeaux Métropole 3.0 ?

Françoise Le Lay : « Nous avons initié cette démarche en avril 2010 par un cycle de conférences animées par des intervenants reconnus dans leurs domaines respectifs. L’objectif était d’échanger des idées, de nous projeter à l’horizon 2030 pour imaginer les grandes tendances d’évolution en matière de services rendus aux habitants de la Métropole. Dans un deuxième temps, nous avons interrogé les acteurs du territoire – institutions, chambres consulaires, associations… – sur leur vision de l’agglomération en 2030, afin de croiser les tendances mises en lumière par les conférenciers et les enjeux locaux. Nous avons également sollicité les compétences d’un comité d’experts : sociologues, géographes, historiens…
Au-delà, il s’agissait de tirer profit de tout ce travail de réflexion. De passer à la phase de travaux pratiques en quelque sorte, en donnant à voir aux habitants. Nous avons lancé en juillet un premier appel à projet centré sur les technologies numériques. »

-    Quelles étaient les grandes lignes de cet appel à projet ?

Françoise Le Lay : « Tout d’abord, trois partenaires ont été associés à cette démarche : IBM, AEC (agence régionale des initiatives numériques) et le LABRI (Laboratoire Bordelais de Recherche en Informatique). Cet appel à projet était ouvert à tous (SSII, start-up, chercheurs, étudiants…), les candidats devaient imaginer des outils et des services numériques qui seront demain incontournables pour l’agglomération et ses habitants. Nous n’avons pas souhaité instituer des prix par catégorie, mais privilégier l’innovation technologique, la pertinence en termes d’usage, et la faisabilité des projets. En l’occurrence, 35 dossiers de candidature ont été retirés, 13 nous ont été retournés, dont 6 viennent d’être primés. »

-    Concrètement, que vont devenir ces projets ?

Françoise Le Lay : « Nous allons bien sûr continuer à suivre leur évolution. Côté récompenses, différents types de prix ont été décernés. Une aide financière d’une part, avec une dotation globale de 15 000 euros, afin de permettre aux projets les plus matures de se concrétiser rapidement. Mais nous avons également récompensé des projets innovants moins aboutis, portés par des étudiants ou des start-up, avec des prix donnant accès à un mentorat IBM ou à l’accueil dans le programme Auberge Numérique d’AEC. Nous tirons d’ores et déjà un bilan très positif de cette initiative qui a créé une véritable dynamique entre candidats et partenaires, et posé les bases d’un écosystème au service de l’innovation ».

Propos recueillis par Chantal Delsouc, Midenews
Les six projets lauréats

Park Discovery : guide sur smartphone pour une visite « augmentée » des parcs et espaces verts (8 Motions Mobile Technology).
Prix CUB et IBM

iBordeaux : application sur mobile et ordinateur pour tout savoir sur les déplacements et les transport dans l’agglomération (Sébastien Dugue).
Prix CUB

J’aime ma rue : service permettant de signaler à la collectivité des informations variées géolocalisées (Olivier Chastres).
Prix CUB

nextUrbanity : information géolocalisée, délivrée en temps réel, sur les services utiles disponibles sur le trajet domicile travail (agence Nounou).
Prix CUB et AEC

eCUB : application mobile de réalité augmentée urbaine fournissant des informations diverses sur l’agglomération actuelle et future (Sylvain Peron).
Prix Coup de cœur de la CUB, AEC et IBM

Info Cub : portail d’informations relatives à la CUB présentées de façon intuitive et conviviale (Atelier du Net).
Prix Coup de cœur de la CUB

Le coworking bordelais s’appellera Le NODE

La ville de Bordeaux va ouvrir un espace de travail collaboratif ! Baptisé « Node », les locaux situés dans la « salle de la Renaissance » (Quel symbole !) seront mis à disposition des acteurs du numérique de la région ou d’ailleurs ! Le « Node » sera abrité dans le quartier Saint Pierre, rue des Faussets pour être précis. La salle de la Renaissance est un bel espace, pierre apparentes et puits de jour. Elle devrait être exploitable par les co-workers au printemps 2012 (fin de travaux de conformité et adduction du très haut débit).

Une séance de visite + déjeuner est organisée pour les acteurs du numérique le 24 juin à 13h. Pensez à vous  inscrire sur bordeaux.fr. L’exploitation du Node sera confiée à un prestataire apte à en assurer le fonctionnement et l’animation. Une consultation de mise à disposition du lieu est d’ailleurs ouverte jusqu’au 31 octobre 2011 ( sinon le dossier complet peut être retiré à la direction du développement économique de la Mairie de Bordeaux).


 

crédit photo Julien_e

La fête de la musique en QR code

Vous le savez sûrement, Bordeaux est la ville qui connaît le plus grand déploiement d’Europe de QR code ! Dans les parcs, en ville, sur les arbres les QR codes poussent partout ! Et une fois n’est pas coutume, pour la fête de la musique, l’association Pervasive Bordeaux va déployer une cinquantaine d’affiches arborant ces QR code. L’objectif annoncé est d’ouvrir une fenêtre sur la nouvelle scène britannique émergente.

Le cœur de l’opération aura lieu autour de la place Fernand-Laffargue et dans le quartier Saint-Pierre. Pervasive Bordeaux espère faire découvrir quelques groupes de rock de la scène anglaise encore méconnue en France. Pour chaque code flashé vous atterrirez sur une page youtube avec la vidéo d’un groupe. Il y a au total une douzaine d’artistes sélectionnés.

Pervasive bordeaux affiche

 

 

Des singes animés à l'ESMI

Il y a quelques jours, j’ai vu passer cette vidéo bordelaise. C’est l’un des travaux de fin d’année de l’ESMI (l’Ecole Supérieure des Métiers de l’Image ) ! Un clip sympathique pour un groupe bordelais tout aussi sympathique (les Starsheep groovers). C’était l’occasion  de présenter cette école dont nous avons déjà parlé (oui oui souvenez-vous!). Jean-François Hugon, l’un des professeurs de l’ESMI a gentiment accepté de me présenter un peu l’école ainsi que le travail effectué par ses élèves  !

Clip Space Monkeys – The Starsheep Groovers par esmi33

Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous parler un peu de l’ESMI ?
Je suis Jean François Hugon et je suis actuellement prof de 3D à l’ ESMI! Mon parcours dans le « monde » de la 3D a commencé il y a environ une quinzaine d’années, d’abord en bon geek 3D qui commençai à être plus intéressé par le « comment créer » plutôt que le « comment jouer » ! J’ai travaillé quelques années chez KALISTO au poste d’infographiste modeling et texturing (3d temps réel), et un passage par la cellule cinématique (pré-calculé). Ensuite divers projets d’archi en indépendant, jusqu’au poste que j’occupe actuellement depuis 5 ans à L’ESMI. J’y enseigne principalement 3ds Max et Combustion.
L’ ESMI (Ecole Supérieure des Métiers de l’Image) est une école qui existe depuis maintenant 5 années et malgré son « jeune age », elle commence a être reconnue dans l’hexagone, nous avons eu d’ailleurs récemment des élèves qui ont été conseillés pour préparer un premier cycle 3d chez nous, par les GOBELINS  :)  l’école met un point d’honneur à ne pas être une « pompe à fric »! Cela se ressent sur les disciplines qui y sont enseignées et la bonne humeur générale des élèves qui la font « vivre »!

Combien d’élèves ont travaillé sur ce projet et en combien de temps?

L’équipe était composée de 15 élèves, 2 encadrants principaux assurant une présence constante dont je fais partie avec Frédéric Marzullo. La direction de l’école avait son mot à dire bien sûr (Dominique Rodriguez et Frédéric Levy), ainsi que le responsable Character designer (Jean Louis Marco).  Encadrer 15 élèves dans une même pièce n’est pas de tout repos ;) D’autant plus que le temps imparti très très court de 6 semaines était un défi à lui seul!

Quelles ont été les difficultés et les contraintes ?

La principale difficulté pour que le projet soit viable, était  sortir environ 8 plans par jours! (x 3 couches pour diffuse, occ, et ink). N’ayant pas de render farm à disposition, il fallait donc se servir des propres machines des élèves « quad et dual core », en organisant au mieux les tranches horaires de calculs pour ne pas « immobiliser » les animateurs et modeleurs qui travaillaient la journée!
Il a donc fallu créer des shaders au temps de calcul minimum, ce à quoi je me suis affairé, avec plaisir :) sans parler de l’optimisation de la modélisation et technique de « Proxy » ou « points cache » pour pouvoir rendre quelques scènes lourdes (tout est relatif) en polygones.

Quel a été votre rôle dans l’encadrement du projet?

Mon rôle, ainsi que celui de Frédéric Marzullo, consistait à faire l’encadrement technique, recherche et développement (R&D) , la répartition des postes, la validation des étapes, validation des calculs finaux, et bien d’autres encore…

Le résultat du clip est plutôt sympathique, est-ce qu’on a des chances de retrouver ses concepteurs bientôt (en stage ou sur le marché du travail ?)

Certains des élèves sont en stage cet été, d’autres ont des projets personnels, mais tous sont déjà impatient d’attaquer leur « grands » projets de 3ème année! Deux courts métrage de plus grande envergure.
J’espère, et je ne suis pas le seul à l’ ESMI, les préparer ainsi le mieux possible au marché du travail, nous y travaillons, et j’en suis fier!

Merci Jean-François !

 

Vous l’aurez compris, nous suivront désormais d’un peu plus près les travaux de cette école et particulièrement les Grands projets de l’année prochaine !

Ah oui et cadeau bonus, une petite vidéo réalisée par Jean-François avec un Dark Vador pressé d’aller au petit coin. Je n’ai pas pu résister, il fallait que je la mette !

 

La CUB ouvre ses données au Public

L’ère de l’Open Data est désormais ouverte : La CUB a décidé de mettre à disposition les données publiques de la collectivité sur un portail Internet, compilant plus d’un million de données.

Localisation de tous les arcaux vélos, plans de circuits pédestres, disponibilités des places de parking ou encore les horaires de passage des bus en temps réel, autant d’informations désormais disponibles librement et gratuitement.

En plus d’être visibles, les données de ce portail sont réutilisables par tous les développeurs de projet. Grâce à cette initiative de la CUB, Europe Aquitaine Communication et la Fondation Internet espèrent de nouveaux services numériques afin de faciliter la vie au quotidien dans l’agglomération.

La CUB serait normalement prochainement suivie par le conseil régional ainsi que le conseil général de la Gironde.  Cette initiative est pour l’instant expérimentale jusqu’à fin 2011.

 

D’après un article de Sud-Ouest