Réseau Aquitaine Digitale

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Cité-Digitale.com est un blog d’info et d’échange autour du numérique en Aquitaine. Analyses, interviews, actus des entreprises, appels d’offres, politique 2.0, jobs, événements… retrouvez tout ce qui fait bouger les nouvelles technologies dans la région.

Le portrait de Wopata

Cet article est le premier d’une petite série destinée à  faire connaître un peu mieux nos entreprises locales. Nous retrouverons régulièrement des portraits, façon fiche identitaire des entreprises en lien avec le numérique et la région. Et je commencerai cette série avec une entreprise relativement jeune, dont le nom symbolise parfaitement l’ouverture au monde, et d’esprit dont elle fait preuve! Je vais vous parler de Wopata!

Wopata est situé au coeur du quartier Victoire, quelque part dans la rue Leyteire, entre deux travaux. En entrant à l’intérieur, on est frappé par la sobriété des lieux. Un bureau-niche vous accueille avec convivialité, puis vous vous enfoncez dans un couloir qui débouche sur une grande salle de travail. Les murs sont gris, le sol d’un béton ciré tout aussi gris, les bureaux sont espacés régulièrement: tout ici respire la création à l’état brute. Un canapé orange fluo vient aciduler l’atmosphère aidé de tous les gadgets geek qui trônent près des écrans. Avant même d’avoir rencontré qui que ce soit, l’ambiance est net: travail, geek et bonne humeur.

Après avoir pris la température des lieux, j’ai pu rencontrer Jean-Etienne Durand, directeur et co-fondateur de Wopata. Voici en condensé, ce que vous devez savoir de cette entreprise bordelaise!

Identité et implantation de l’entreprise

Wopata est à bordeaux depuis 2 ans. L’entreprise tire son nom d’une astuce de langage franco-polonaise puisque « łopata » signifie « pelle » en français. Mais le caractère n’existant pas dans notre chère langue, un « w » s’est improvisé intérimaire à temps plein, Wopata est né. Cette appellation, vous l’aurez compris est un trait d’humour des fondateurs.

Wopata est spécialisée dans la réalisation d’applications mobiles, de
réseaux sociaux,  d’outils de monitoring et d’aide au diagnostic médical
et la création d’algorithmes d’intelligence collective

S’il fallait citer quelques réalisations nous retiendrons la prometteuse Happeal, première application iPhone de street-dating axée sur la géolocalisation. Happeal vous indique les profils présents autour de vous et qui correspondent à vos critères de recherche. Un système de tchat vous permet ensuite de discuter en temps réel avec la personne choisie. Vous pouvez également envoyer des cadeaux tous aussi loufoques les uns que les autres!

logo happeal

Luxury Society est un réseau social de professionnels de luxe. Au croisement du réseau social, de la presse professionnelle et du moteur de recherche spécialisé, un espace privé où se rencontrent et échangent dirigeants, consultants, journalistes, designers, entrepreneurs, analystes et professionnels du monde entier.

logo luxury society

Wopata oeuvre également dans l’e-santé. En partenariat avec Terre des Hommes, l’entreprise propose des outils de monitoring qui permettent une aide au diagnostique dans les pays défavorisés. Concrètement cela se traduit par une IA capable d’assister les médecins dans l’établissement d’un diagnostique. Wopata a déjà apporté son aide à des pays comme l’Albanie ou la Moldavie.

L’équipe

L’équipe se compose d’une dizaine de personnes. « Une bande de geek » comme se plait à la qualifier Jean-Etienne! C’est difficile de lui donner tort lorsqu’on aperçoit les gadgets disséminés partout dans les bureaux.

S’il fallait définir Wopata en 3 mots?

Innovation – Artisans - Passionné

Quel est le projet dont vous êtes le plus fier?

Le projet humanitaire est sans doute celui dont nous sommes le plus fier. Mettre nos compétences et notre savoir faire au service d’une cause humanitaire a quelque chose de satisfaisant pour nous.

Que pensez-vous du développement du numérique à Bordeaux?

Politiquement, nous sommes sensibles aux efforts qui sont fait. Les actions sont plus nombreuses, les associations fleurissent sur le territoire, mais nous sommes encore dans une phase de transition. De manière générale, nous avons en France le défaut de n’être pas entièrement dans le partage de connaissance comme on peut le trouver au Etats-Unis. pour m’être un peu promené là bas, dans la Syllicon Valley par exemple je vois clairement les différences. Quand on vous donne volontiers des produits à tester, des accès à des betas et autres, en France il y a beaucoup plus de circonspection.

Nous avons également un autre problème avec l’identification des prix des prestations numérique. La faute aux prospects qui se sentent experts, aux experts qui ne le sont pas etc. Mais ça, c’est une autre histoire. Alors oui le numérique à Bordeaux est en bonne voie, mais nous pouvons faire bien mieux encore.

D’autres projets à venir?

Nous travaillons à la création d’une association fournissant des travaux d’études cartographiques. Rien n’est encore définitif aujourd’hui mais nous souhaitons partir sur une base de partenariat. Nous travaillerons certainement avec Amar Lakel (qui a déjà oeuvré pour la cartographie des usages internet de la Rive Droite).

Un message à faire passer sur Cite-digitale?

Nous recherchons actuellement un développeur mobile avec de bonnes bases et une méthodologie solide.  Mais il doit avant tout être passionné. Je ne compte plus les candidats  qui ne s’intéressent pas à autre chose que leurs outils de développement. Il doit être prêt à évoluer et à s’adapter aux technologies.

Un poste d’assistant graphique est également à pourvoir. Là encore, nous recherchons quelqu’un de polyvalent, capable de créer, de développer et d’intégrer.

Vous pouvez retrouvez les offres d’emplois et l’actualité de l’entreprise sur son blog

Je terminerai en remerciant Jean-Etienne et toute son équipe de m’avoir reçu et d’avoir pris le temps de partager un peu l’histoire de Wopata.

Cortix relève la tête

Cortix, l’entreprise pas minus

Cortix n’est pas un gaulois dont le nom vous aurait échappé, il s’agit d’une société mérignacaise, spécialisée dans la réalisation et la vente de sites Internet. Si les débuts de 1999 sont prometteurs  (jusqu’à 550 salariés), la société  se dévoile avec le temps et  finit par s’attirer le mécontentement de pas mal de monde dans l’agitation bordelaise. Sa stratégie est en effet discutée. Elle consiste à démarcher les clients à partir d’un centre d’appels tunisien. Des commerciaux prennent ensuite le relais pour tenter de conclure des contrats avec les petites entreprises contactées pour enfin les céder à de sociétés de crédits auxquelles les clients versent leurs mensualités… Fiuuu cérébral Cortix ! C’est un dispositif particulier qui ne permet pas réellement le dialogue entre les partis et laisse encore moins de place pour d’éventuels clients insatisfaits de râler^^.

Quoi qu’il en soit, la crise (financière, pas de réputation) a fini par mettre Cortix dans le rouge, contraignant la société à demander une procédure de sauvegarde. S’en suit naturellement de malheureuses mais nécessaires directives de crise (réductions d’effectif, fermetures de filiales). Ces directives ont fini par équilibrer, selon le PDG, l’exploitation mensuel. Les résultats semestriels seraient moins déficitaires qu’en 2009.

Toutefois, si les finances se portent mieux, l’image reste à soigner. Parfip, l’un de ses deux partenaires financiers bloque les sommes liées au versement des contrats conclus en Espagne et dans une partie de la France, invoquant des défauts de paiement des clients de l’entreprise. Le tribunal de commerce de Bordeaux a ordonné à Parfip de verser 200 000 euros à la société girondine. Mais la prolongation du litige pèserait sur la trésorerie et encore une fois sur l’image de celle-ci qui n’a pas vraiment besoin de cela puisque lorsqu’on jette un petit coup d’oeil à l’ami Google, les problèmes ne sont pas loin…

requete réputation Cortix

On retiendra donc les progrès de Cortix qui a enregistré un résultat net en perte de 2,6 millions d’euros au premier semestre 2010, contre une perte de 5,7 millions d’euros l’an passé. La société affiche un résultat d’exploitation négatif de 1,7 million d’euros, contre 4,9 millions d’euros en 2009. Et un chiffre d’affaires qui s’élève à 10,4 millions d’euros, contre 14,5 millions d’euros l’année précédente.

Le groupe indique qu’il met tout en oeuvre pour tenir son plan de marche et présenter un plan de continuation solide dans le courant du quatrième trimestre. Et les chiffres sont encourageants! On leur souhaite donc de continuer sur cette lancée!

Source: Sud-Ouest, votreargent.fr